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Extrait

 » Arrivé devant l’hôtel de police, l’ancien Évêché, Starck précéda Audrey. Elle eut à peine le temps d’observer l’immensité du bâtiment : des dizaines de fenêtres semblables et alignées rendant impossible un quelconque repérage et limitant ainsi le risque d’évasion des prisonniers zélés.

Starck salua d’un hochement de tête les deux officiers à l’entrée. Il fit signe à Audrey de le suivre. Ils empruntèrent l’escalier qui les conduisit aux bureaux.

__ Tu ne préfères pas l’ascenseur ? plaisanta-t-elle, se rappelant son trouble de la veille enfermé dans la cage en fer de l’immeuble.

__ L’exercice est excellent pour la santé.

 Voilà notre aire de jeu, Lambert. Chaque niveau de la PJ correspond à une section policière. Nous sommes au premier, la criminelle. Les étages se ressemblent. Les couloirs sont tous étroits et identiques, pas besoin de te faire un dessin. Personne ne doit pouvoir se repérer ici.

Ce bâtiment date des années cinquante, il a été conçu pour abriter tous les services de police. Si le palais épiscopal t’intrigue, il y a un gars chez nous féru d’histoire, je te le présenterai à l’occasion.

    Lambert balaya son regard sur l’ensemble. Chaque porte correspondait à un espace contenant un bureau et trois chaises en plastique, l’une d’elles pourvue d’un anneau dans le but d’entraver les suspects.

La deuxième à droite portait la plaque « Capitaine Starck ». Une pièce exiguë flanquée d’une minuscule fenêtre sans vue : feuillets en vrac, cartons recouvrant les sol et meuble en fer rouillé avec un tiroir fermé à clé recelant un Beretta 92.

Starck poussa une chaise avec le pied pour accéder au monticule de papier sur le bureau réussissant, par un tour de passe-passe, à attraper une série de feuilles au-dessus de la pile centrale sans faire s’effondrer la tour « .

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